le compte rendu de Pierre

ciel de concours
à bord du Janus

Samedi 30 Avril : Transfer du planeur
Le matin, avec Alex et Quentin (puis Loan, Michel, Benoit), on a fait un petit topo XCSOAR et Simu 
L’objectif est qu’ils puissent m’aider à pas mettre un pied dans les zone réglementées, c’est une de mes faiblesses en concours et un coup de main est toujours bienvenu.

La MTO était vraiment pas TOP. Mais une analyse sérieuse (merci Benoit) a permis d’estimer que ça passait en l’air.
On a donc décollé avec Quentin vers 15:30 et Patrick nous a amené jusqu’à être en finesse 25 de Aire, ce qui avec le plafond dispo était assez proche du terrain. 
Remorqué rapide vers 700 m qnh. Inhabituel et assez désagréable. Le planeur est très vif et il est difficile de jouer avec la radio et le transpondeur. Encore plus de changer les « goto » avec XCsoar. 
On s’est partagé la tâche: je suis parti avec un « Goto » Oloron pour assurer une casse prés du terrain. Quentin a géré le « Goto » Pau et dés qu’il a été atteint je suis passé en « Goto » Aire. Travail d’équipage que nous avions planifié avant le départ.
Michel était parti avec la remorque.

Un petit thermique mou nous a permis de raccrocher avant le tour de piste et de tenir en l’air pendant un moment. 
Des planeurs partout, pas haut. On a viré presque à Nogaro, à peine en local de Aire. Plafonds autour de 750 QNH au début, qui s’est amélioré jusque 1000m (1 fois …). Pompes à 0,5 moyen.
Pas fait les malins dans ces conditions, on est restés sagement en local.

Michel nous a récupéré au sol. Le planeur est houssé et attaché.
Une binouze, bonjour aux connaissances vélivoles et retour à la maison en passant par Oloron. 
Rentré à 22 heures.

Dimanche 1 Mai
    -Equipier Planeur : Quentin (c’est sa seule journée dispo)
    -Equipier Sol : nobody (?) ==> Michel m’a rassuré : il assurait la veille vache depuis la maison. Y en a pas eu besoin. Merci

Arrivés à 09:00, juste le temps de ballaster de mettre en piste, et on était pile à l’heure pour le briefing à 10:00.
250 km prévus. Décollage 13:00
Bon, un 180 km a été distribué en piste, et les décollages ont été repoussés à 14:45, pour une ouverture de la porte vers 16:20.
Pompes molles au départ, avec 900m de plafond au max.
ça c’est amélioré tout au long de la journée.
Le point de virage de Bazast aéro était sous la couche de cirrocumulus, pas de pompes donc. Il a fallu tourner sur le moral et raccroché en limite de local pour Bazas.
Les nuées de planeurs dans les pompes étaient l’élément le plus dérangeant. Ces gens là ne savent pas serrer une pompe, ils tournent en groupes compacts sur 8 départements, sans monter. C’est très encombrant. 
On a quitté un paquet d’ascendances à cause de ça, et ça nous a fait voler plus bas que ce que j’aurais aimé.
Finalement, dernière pompe à 1700 pour une arrivée de 45 km.
Vol court mais super intéressant. 
On fini 19 sur 39, pile au milieu du classement. Largement devant l’autre Janus du concours, ce qui était l’objectif du jour.
Rentrés à 21:00

Belle journée !

Lundi 2 Mai
    -Equipier Planeur: Michel
    -Equipier Sol :  nobody (?) 
Stable sur le classement. Epreuve annulée. L’organisation a fait décoller 7 monos, plus pour faire des images FR3 que pour le sport.
Le Janus est ballasté pour demain.
On a bu une bière à Aire.

Belle Journée !

Mardi 3 Mai
    -Equipier Planeur : Alex
    -Equipier Sol : Daniel
Départ sous la pluie. Nous ne mettons pas en piste en arrivant. On attend le briefing qui nous promet une petite épreuve dans une éclaircie.
Nous mettons en piste.
Décollage à 14h
Mon tel s’arrête : il a trop chaud. Je passe les commandes à Alex et je fais refroidir mon téléphone par l’écope. ça repart !
Alex :je suis à 17 km du point de départ.
Mince, je suis à trois km. Je vérifie mon circuit : je n’ai pas changé le point de départ depuis la veille. Faut corriger. On est loin de la ligne, et l’ouverture de la porte approche.
On accélère vers la ligne, au risque de quitter le local de Aire. Une belle pompe nous remet dans la course. Intense !

On prend le départ, mais XCSOAR ne bascule pas vers le point suivant. Gênant. Tant pis.
Premier point de virage passé rapidement. Quelques instants de vol en parallèle d’un JS3 confirment ce que je pensais : ça vole pas pareil. Impressionnant à quel point.
On arrive au second point sans plus de soucis. On va vite. Mais pourquoi ont ils taillé ce circuit aussi court ?
On va buter sur le cercle au fond du point. XCSOAR se met à hurler pour une zone. Bon, on est à la fin du circuit et on a sans doute pété une zone.
Plus qu’à rentrer, sans trop de soucis.
Le  point de report nous met dans la finale, loin et haut.
L’organisation est surprise de voir un planeur terminer le circuit si tôt.
On se pose. Zut, j’ai oublié de vider les ballasts. Posé hyper doux, heureusement.

J’ai oublié de tourner le dernier point du circuit.

Le planeur est rangé. Plus qu’à aller boire une binouze et assister aux (vraies) arrivées. Spectacle énorme. Je vous recommande vivement. ça vaut la ballade !

Le Janus de Auch est posé au km 3. Il est très possible que nous ayons  subi le même sort si nous avions tourné ce dernier point. L’arrivée a été très juste pour tout le monde. 4 planeurs au tas dans l’arrivée.
On a été les aider à dévacher.
Re-Binouze et retour bercail.

On fera mieux demain.

Mercredi 4 Mai
    -Equipier Planeur : Michel
    -Equipier Sol : Alex
Michel est un peu chat noir sur ce concours : deuxième épreuve annulée pour lui.
Mise en piste, décollage des monos, posé des monos (c’est beau, mais ça fait pas une journée de vol à voile) retour au parking 10 mn avant une averse mémorable.
On est rentrés de bonne heure.

Jeudi  5 Mai
    -Equipier Planeur : Daniel
    -Equipier Sol ??
L’organisation nous demande de mettre en piste avant le briefing.
ça s’agite !
Belle MTO prévue, le circuit est une course de 400 Km qui passera par Cahors , un point au Nord de Marmande et un dernier vers Condom. En suivant le trait, on ne tape pas dans les zones.
Premier départ raté: me suis encore gaufré avec XCSOAR qui ne bascule pas vers le point suivant. Retour sur la ligne et re-paramétrage. Remonter au plafond (1100m) nous prendra un temps fou. Toujours ces amas de planeurs qui tournent à côté des pompes.
On repart, à fond, à la bonne alti, sous une rue prometteuse.
Première pompe à Nogaro bien difficile à centrer. La seconde à Vic Fesenzac sera du même tonneau. On reste tanqués à 400m sol un gros moment, mais ça finit par redémarrer. Les sols sont humides et le vent Nord doit freiner la convection.
Nous passons vite entre Golfech et la CTR d’Agen. Depuis Nogaro, nous n’avons vu personne. Le rythme est bon.
Avant Cahors nous retrouvons des groupes de planeurs, dont le Janus de Auch. On se fait joyeusement larguer par des Arcus et quelques monos.
Gros spectacle sur les méandres du Lot. C’est vraiment magnifique vu d’en haut. Mais le sol n’est pas du tout accueillant et nous levons légèrement le pied. Maintenant, nous avons le vent de face et ne bénéficions plus de ces belles rues de CU. On navigue entre 1000 et 1800 m, quasiment obligés de remonter à chaque pompe. 
Fatiguant et long. Le Janus remonte bien, mais les transitions autour de 150/160 coutent cher.

Retour vers le Sud avec un ciel pas engageant. On quitte la Garonne au plafond pour descendre dans l’inconnu. Les pompes faiblissent franchement.
Le local de Condom est assuré, et un petit Cu au loin nous invite à continuer.
Nous sommes bas, entre le local de Condom et celui de Nogaro.
Ballasts vidés. Un petit thermique foireux nous remet sur un plan de finesse 25 avec Nogaro après un gain de 500m dans un tout petit mètre. Il y a un Cu a 30 degrés de l’axe. On essaie. 
Mais le vent de face n’aide pas, et notre plan ne s’améliore pas. En plus , un Cu s’éclaire sur la direction de Nogaro. J’abandonne mon idée du Cu initial et nous nous dirigeons directement vers Nogaro.
Le plan ne s’améliore toujours pas. Jusque 10 km de Nogaro on ne tirera pas une bonne finesse. Impossible de prospecter autour de l’aérodrome.
Le petit Cu ne donne rien.

C’est fini, la convection s’est arrêté. Plus rien ne monte. 
Posés à Nogaro et dépannage air sans soucis.
Je suis convaincu que sans le double départ, nous avions le temps de rentrer. 

Une bière, et on rentre à la maison.

Vendredi 6 Mai
    -Equipier Planeur : Alex
    -Equipier Sol : Daniel

Il a fallu re-ballaster avant la mise en piste. Pas de soucis à ce niveau: le planeur est en bon état, les ballasts sont étanches, ce qui n’est pas vraiment la règle sur la grille de départ.
la MTO nous promet une journée équivalente à la veille, avec sans doute un vent Nord plus coriace.
Un circuit de 370 km nous est proposé.
En piste, la buse a du mal à rester en l’air, et il fait froid. La couverture nuageuse est importante. Le vend du Nord plus fort que prévu.
Finalement, un circuit plus court nous est distribué.
Décollage sans souci derrière un rallye 180 piloté par Olivier Grabe. La piste en dur change vraiment tout ! L’accélération est franche et nous sommes à hauteur de largage bien avant l’Arcus qui a décollé derrière un Midour. 
Le cheminement d’Olivier sous les Cu fait la différence. Sans l’intervention du pilote de l’Arcus, le Midour l’emmenait directement dans la zone. Pas en forme le type.

Il y a donc maintenant des pompes en local, Alex nous fait monter là dedans. C’est toujours aussi stressant avec tout ces planeurs autour.
La porte s’ouvre avec une hauteur maxi à 1100m (et 170 vi max).
Nous passons pile à la bonne hauteur, très correctement placés sous une belle rue. Tout marche dans le planeur, XCSOAR est enfin bien configuré et fait le boulot. No Stress !

Nogaro est vite dépassé, mais les conditions deviennent difficiles. Ce raccrochage est long, la pompe molle et fantasque. 4 ou 5 planeurs resteront dans ce champ. On s’en sort pas mal, au dessus et devant tout le monde.

Le DG1000 PY nous a rattrapé. Maintenant, nous transitons côte à côte sous un Cu à la même vitesse. Mais le plané est trop différent. Sans doute plus chargé, il nous met une tannée terrible en transition. 
Tant pis, on continue tout seul. ça marche pas trop mal malgré un point d’arrêt sur la Garonne.
Nous arrivons bas au point, mais une pompe puissante nous fait remonter. Ouf.
Retour intéressant jusqu’à Condom : les pompes sont pas mal et nous volons vite. Nous arrivons à rester à peu prés à l’écart des autres planeurs. Nous prenons prés de Golfech une belle grosse pompe dans laquelle nous sommes seuls. Le paquet des concurrents est figé dans un truc qui monte pas. ça fait la différence.

A Condom, un gros Cu nous propulse fort. Zut, il faut arrêter la montée à 1600 pour ne pas entrer dans la zone.
Nous sommes sur un plan de finesse 35 de l’arrivée, avec devant nous de belles images. On commence à 150 km/h. Sous le gros Cu suivant, le plan s’améliore et nous accélérons jusque 170.
Et le plan continue à monter, et nous passons la ligne à 200 ! On ouvre les ballasts, et hop, posés.

Déloggage, rangement du planeur.

Nous sommes dans le premier quart du classement ! Le DG 1000 qui nous avait doublé est au vaches à 3 km. En fonction de l’arrivée des planeurs, des pénalités, des corrections, notre rang passe de 4 à 7.
Bière !
Et Alexandra, notre ancienne présidente, venue en visite passe par là ! Super rencontre !
Re Bière à la santé de Laurent, et nous rentrons, heureux !

Samedi 7 Mai
    -Equipier Planeur : Daniel
    -Equipier Sol ??
Belle MTO prévue. Avec jusque 2000 de plafond, des pompes et des rues.

Départ bien négocié. Au plafond et à la bonne vitesse.
La première pompe est molle, mais nous remontons correctement.
La transition suivante est calamiteuse : nous ne trouvons rien jusque très bas. Beaucoup trop bas ! La vache est préparée, le champ choisi: un beau sol de jachère qui parait bien moelleux. Il y a le même sur la route entre Pau et Aire, et je l’avais jugé préférable aux hersages fins.
Une première pompe bien difficile nous fera passer de 400 à 500m. C’est long et pénible. Bien sûr, les ballasts sont vides.
Je perds la pompe à 500m.
Une petite prospection nous remet dans un truc foireux, mais l’alti est descendu à 350 (le sol doit doit être à 100m). Nous suivons notre ombre sur le sol, ce qui est toujours signe que c’est pas haut !
Re-remontée jusque 500m. Là, je constate que le Cu s’est déplacé au dessus de nous.
Un oiseau au plafond (tout petit, très haut) m’indique la direction à prendre. Et on tombe sur la vraie pompe qui nous montera à 18. Ouf

La course est finie, ce point bas nous à pris bien trop de temps. Et je suis parfaitement épuisé.

Nous finissons le circuit sous un ciel magnifique : des rues, des grosses pompes, mais aussi de belles dégueulantes et des pompes difficiles à trouver.
Le Janus est posé à Aire, ce qui était tout à fait improbable 2 heures avant.

Nos amis de Rion nous aident à le démonter. Tant mieux, sans doute à cause de la fatigue, je suis tout désorganisé.
Bière, remise des prix, piqué un amuse gueule à l’apéro où nous ne restons pas et nous quittons Aire.

Le planeur est dans sa remorque, devant le hangar à Oloron, avec les moustiques Landais encore collés au bord d’attaque.

Un grand Merci à tous les membres du club qui auront participé, ou permis par leur activité à Oloron, à cette belle semaine de Vol à Voile.
On recommencera. Rion se promet d’organiser le prochain régional, il faudra y être.

Pierre

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